dimanche 18 mars 2012

Insomnie, divagation ou le début d’une histoire à l’eau de rose?


1966. Dans un bistro parisien. 

La radio projette la voix de Sinatra :

 « Strangers in the night exhanging glances, wond’ring in the night what was the chances, we’d be sharing love before the night was trought…». 

L’homme est assis au comptoir. Élégant, cheveux gominés, regard profond et barbe fraichement rasée. Le costard taillé sur mesure et les chaussures bien cirées. Devant lui, l’expresso qu’il a commandé. De ses mains habiles il roule sa cigarette, la porte à ses lèvres et craque une allumette. La voilà! Derrière la flamme, la plus jolie femme qu’il ait vu. 

« Something in your eyes was so inviting, something in your smile was so exciting, something in my heart told me I must have you…».

Il sait déjà qu’il la séduira. Qu’elle est belle! Les cheveux tenus en un chignon serré, yeux de biche, lèvres carmin, renard argenté et robe noire. Sous la lumière, elle scintille et accroche le regard. Le sien parcours la salle et glisse sur les gens à la recherche de quelque chose, de quelqu’un. Leurs regards se croisent… 

« Ever since that night we’ve been together, lovers at first sight, in love forever, it turned out so right for strangers in the night…»

Strangers in the night, Frank Sinatra, 1966.

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